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La vie quotidienne des soldats

Le casernement (JM. Domon)

Le casernement prend place au centre du fort, et se divise en deux bâtiments, sur deux niveaux, qui sont séparés par une allée dénommée « la rue ». Au départ, cette allée était à ciel ouvert, mais dans le but de la protéger, elle est recouverte avant la Première Guerre mondiale, vers 1910. Le casernement comprend 28 pièces réparties entre les chambrées des soldats, le logement du gouverneur du Fort, un service médical, une armurerie et autres ateliers, des magasins à vivre, un four à pain, des espaces pour la toilette…

Lecture du courrier dans la chambrée (Dessin de Maxime Peroz)

Chaque chambre regroupe 28 soldats qui disposent de lits, simples ou doubles, à étages. Les sous-officiers n'y logent qu'à 2 ou à 4, et bénéficient d’un aménagement spécifique, avec davantage d’espace. Les murs sont blanchis à la chaux pour accroître la luminosité, alors que des bougies et des lampes à huile, remplacées ensuite par des lampes à pétrole, permettent d’éclairer les pièces.

Le four à pain Lespinasse (JM. Domon)

Dans chaque chambrée est aménagée une niche dans laquelle est installé un appareil de chauffage. L’aération se fait par une ventilation artificielle, fondée sur la différence de température entre l’air intérieur et extérieur, qui permet un tirage forcé par dépression. En dehors des chambrées, des cheminées d’aération évacuent l’humidité, alors que celles qui sont situées au bout d’un couloir bénéficient d’un système de réflexion de la lumière du soleil par des carreaux de faïence blanche.
Pour faire face aux conflits, trois à six mois de stock (eau, nourriture, munitions) étaient nécessaires pour subvenir aux besoins de trois compagnies. L'alimentation en eau a été résolue par la mise en place d’un système de récupération d’eau de pluie. L’eau passe, au niveau du casernement et des poudrières, par des ouvertures protégées par des pierres sèches, puis s’écoule dans des canalisations en fonte jusqu’à des collecteurs en pierre, puis des filtres installés dans une chambre, à côté des cuisines. Ainsi filtrée, l’eau devient potable et est entreposée dans deux citernes contenant en tout 640 m3, situées sous les cuisines, et utilisée seulement en cas de conflit. En effet, en temps de paix est utilisée une troisième citerne, placée sous le corps de garde, qui s’approvisionne à partir du trop plein des deux premières. Enfin, il existe une quatrième citerne sous le lavoir du Fort, dont le système de récupération d’eau est indépendant des trois premières citernes, et concerne exclusivement les toilettes.
Les deux cuisines du Fort, l’une pour les troupes, l’autre pour les officiers, permettent de préparer 800 à 1000 rations par jour, et sont chacune équipée d’un fourneau en fonte Vaillant, avec quatre marmites de 75 litres. Les troupes appréciaient surtout la soupe de légumes accompagnée d’un bon croûton de pain, et également le café, élément essentiel pour réchauffer et maintenir éveillés ceux qui montaient la garde. Un seul four à pain était utilisé : un modèle Lespinasse à charbon ou à bois, installé dans une pièce du casernement. Deux autres fours, en tôle, étaient prévus en cas de problème. Aujourd’hui, le four principal est totalement restauré, et permet encore de faire du pain en utilisant le chauffage au bois. 300 rations, soit 150 pains ronds, peuvent être cuits en une seule fournée.

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