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Le patrimoine industriel

Située au lieu-dit la Chapotte, une filature mécanique de coton est mise en chantier en juin 1804 et mise en service l'année suivante. Ses commanditaires sont Charles-Christophe et Jean-Jacques III, fils cadets de Jean-Jacques Peugeot. Ils s'associent en 1810 à Frédéric-Louis Calame pour fonder la société Peugeot Frères et Compagnie. La manufacture est agrandie et occupe à cette date un bâtiment de 50 m de long sur 10 m de large, accueillant des métiers à filer mule-jenny conçus par Jean-Jacques (2 000 broches), mis en jeu par une grande roue hydraulique. La filature occupe 8 ouvriers en 1805, 16 en 1806, et 90 en 1810. Deux logements d'ouvriers et une habitation servant de bureau et de logement du directeur sont construits en amont de l'atelier de filature au début du 19e siècle. Un arrêté administratif du 4 avril 1818 autorise les frères Peugeot à maintenir leur "filature de coton et de laine". A la mort des fondateurs en 1818 puis 1819, la filature est reprise par Victor et Charles, fils de Charles-Christophe, puis Constant, fils de Jean-Jacques III. La production de filés passe de 20 t en 1817 à 45 t en 1819, et les nouveaux exploitants tentent d'intégrer les opérations de tissage et de teinturerie, ainsi que la fabrication de machines textiles. Si la teinturerie est établie dans un bâtiment annexe, le tissage s'effectue dans un atelier créé dans le village de Villars-lès-Blamont. Malgré une nette hausse de la production, qui atteint 200 t en 1827, la filature est mise en faillite en 1829. En 1832, elle est successivement rattachée à la société Peugeot Frères Aînés, regroupant l'usine dite de Sous-Cratet, puis à l'affaire Peugeot-Japy et Cie, incluant l'établissement Sous Roches de Valentigney (Voir page).

La filature est convertie en 1840 en fabrique de quincaillerie (scies, outils, ressorts) et dotée d'un nouveau bief d'amenée (le bief d'amenée est aujourd’hui comblé, mais l'étang qui l’alimentait, situé sur la commune de Meslières, est encore en eau). L'usine est vendue en 1851 à Louis Japy, qui y implante vers 1855 une fabrique d'horlogerie dépendant de l'usine de Berne (Voir page). La fabrique d'horlogerie emploie 125 ouvriers en 1857, 40 hommes, 10 femmes et 15 enfants en 1883. Elle a été convertie en logements ouvriers au début du 20e siècle. L'atelier de filature, réhabilité à la fin des années 1990, est toujours dévolu à une fonction résidentielle. Bâti en moellon de calcaire enduit, il est couvert d'un toit à longs pans à demi-croupes. Son élévation à travées comprend un étage de soubassement et deux étages carrés. Les trois logements sont construits en moellon de calcaire enduit, et couverts de toits à longs pans à demi-croupes. Les deux logements d'ouvriers étaient à l'origine pourvus de parties agricoles au rez-de-chaussée. L'un deux possède deux étages carrés et un étage de comble, le second n'est pourvu que d'un étage carré et d'un étage de comble. Construit en moellon de calcaire enduit, le séchoir est couvert d'un toit à croupes couronné d'une souche de cheminée.

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