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Le pont

Comme l'attestent les dernières recherches éffectuées, le site s'étend de part et d'autre du Doubs. Cette constatation permet à elle seule de supposer l'existence d'au moins un point de franchissement de la rivière.

La portion de lit mineur comprise entre le sanctuaire à péribole ovale et le castellum apparaît comme une zone de très faible hauteur d'eau où il pouvait être facile de traverser à gué, hors période de crue bien entendu, sans aménagement de type pavage; le fond est en effet assez régulier et offre une résistance suffisante d'un bord à l'autre pour franchir la rivière.
Dans cette zone, trois bois horizontaux, manifestement travaillés, perpendiculaires à la berge côté rive gauche, ont été retrouvés. Conservés dans un mètre d'eau, ces bois dépassaient de quelques dizaines de centimètres dans le lit du Doubs, le reste étant engagé dans la berge. Trois prélèvements ont été effectués sur ces bois et transmis pour analyse dendrochronologique à la société CEDRE de Besançon. Le résultat de la datation, 180 ap. J.-C, validé avec un risque d’erreur quasi nul, confirme indubitablement leur rattachement à l'époque antique.

Détails de la structure en bois du pont - photo subaquatique (PCR Mandeure)

S’il n’est pas possible de préciser pour l’instant à quel type de structure les trois bois découverts appartiennent (éléments d’un pont ou aménagement de quai ?) on observera qu’ils se localisent au point de convergence du tracé de deux voies, repérées de part et d’autre du cours du Doubs par la prospection magnétique : l’une, en provenance du faubourg de pont selon une orientation nord-ouest sud-est, et l’autre, en provenance du castellum, et orientée selon son axe médian.

En 1984, lors des fouilles de sauvetage de la tranchée du gazoduc, Y. Jeannin eut l’occasion d’observer respectivement, dans un premier sondage, un « pierrier antique », interprété comme le blocage éventuel d’une pile de pont en bois et dans un second sondage, un massif maçonné de 12 m de long, interprété comme le tronçon d’une digue destinée à empêcher le Doubs de saper la berge du castrum (Jeannin, 1984). Ces constations incitent à placer à cet endroit un point de franchissement de la rivière (pont, bac ?), sans que l’on puisse infirmer ou confirmer l’hypothèse de la présence d’une culée de pont. Si la structure interprétée comme une « Ancienne culée d’un pont » sur le document cartographique de 1893 apparaît trop décalée par rapport à cet axe nord-ouest/sud-est, en revanche la structure intitulée « Culée d’un pont » sur la carte topographique de Fr. Morel-Macler (1828/1847), s’aligne pratiquement sur ce tracé. Des fouilles terrestres, envisagées prochainement depuis les deux berges, ainsi que le démontage partiel de ces structures, devraient permettre de lever définitivement l’indétermination concernant l’existence d’un pont à la période antique.

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